« KISOMBE » Activation de L’État papillon

Article 4

Mboté, c’est mpangi tetella pour un nouveau Kabula!

« Je suis, parce que nous sommes ».

Au sein de l’école initiatique l’année est rythmée par les Kisombe que nous faisons en l’honneur des Mahasimbi.
Il y a quatre kisombe le premier est en l’honneur de Mahasimbi NTONTO guide suprême de la terre dans la tradition Kongo, le second est en l’honneur de Mahasimbi MBA-WU guide suprême du feu, le troisième est en l’honneur de Mahasimbi MPI guide suprême de l’air et le dernier Kisombe est en l’honneur de Mahasimbi MA-MBA guide suprême de l’eau et de tout les autres BUNDU DIA KONGO (ordre sacré Kongo) auxquels l’école est affiliée. 
Ainsi au mois de mars 2022 j’ai vécu mon premier Kisombe qui était celui de Mahasimbi NTONTO. A l’école nous apprenons que le nintu(corps) humain possède un corps pour chaque élément à savoir, l’eau, le feu, l’air et la terre. Ces corps sont des mondes qui nous habitent et afin de les purifier et de les entretenir nous faisons des sambila (transe Kongo) qui nous permettent de rentrer en connexion avec les guides. En ce qui me concerne j’avais peur de la transe, j’avais déjà vu des gens en transe pendant le carnaval, ils semblaient possédés comme n’ayant plus la maîtrise d’eux même. De plus ma grand-mère m’ avait mis en garde et m’avait incité à faire attention m’expliquant que des gens mal intentionnés pouvaient se servir des esprits pour nuire.
Du coup l’idée de vivre la transe me rendait perplexe. Heureusement il y a les Mbongi que ntumwa fait sur la chaîne Youtube de l’école, ce sont des moments de Kabula très riche ou les Mpangi parlent de leurs expériences, posent des questions et ou ntumwa prend le temps d’expliquer à tout un chacun la tradition. Le Kabula sur le Kisombe du mois de décembre 2021 m’avait permis de comprendre que la transe Kongo était différente de celle que je connaissais, ou les gens semblaient être possédés. Le sambila Kongo est une connexion aux êtres supérieurs maâtiques qui respecte la loi de la permission, nous restons maître  de la situation pouvant nous déconnecter à notre guise.
De plus s’ils voient que nous avons peur ou estiment que nous ne sommes pas prêt ils ne se présentent pas, ou s’en vont, se sont des êtres respectueux.

J’ai vécu une expérience particulière au mois de décembre 2021, j’avais fait le choix de ne pas participer au Kisombe de décembre car je n’étais pas prête, je pratiquais la méditation des couleurs du kongolo dia ntente, je me familiarisais avec les rituels. D’habitude ces choses sont effectuées pour nous par le guérisseur mais nous ne sommes pas à la manœuvre, hors a l’école initiatique Kimuntu tu deviens autonome, tu pratiques par toi-même les techniques, les rituels et cela donne une autre dimension à l’expérience.
Le dernier jour consacré à Ma-Mba guide suprême de l’eau, je pratiquais le rituel de purification de la semence qui consiste à prendre un bain avec certaines feuilles et huiles essentielles, je ne m’étais pas inscrite pour participer au kisombe, cependant je me sentais connecté. Ce bain est très apaisant, il me permet de ma détendre profondément, cependant cette fois-ci j’ai ressenti une vague parcourir mon corps, je sentais que l’eau était habité car c’est d’elle qu’émanaient les vibrations qui me parcouraient. J’étais pleine d’interrogations, intérieurement je demandais ce qui se passait et j’ai entendu tu es visité par Mahasimbi Ma-mba, au moment où j’ai eu cette réponse j’ai compris qu’il avait exaucé un désir inavoué.
Je voulais participer au Kisombe de décembre, cependant mes appréhensions m’avaient bloquées.
Le bonheur ! c’était une sensation agréable des vagues parcouraient mon ventre c’était comme être dans un manège, j’ai été honoré que les guides aient pensés à moi malgré le fait que je ne m’étais pas inscrite au Kisombe. J’ étais pleine de gratitude comme un enfant qui a reçu le cadeau qu’il attendait.
Après le bain je me souviens avoir ressenti beaucoup de paix. Après cette magnifique expérience et rassuré par les Kabula des Mpangi sur le Kisombe de décembre j’attendais le mois de mars avec impatience pour vivre le Kisombe NTONTO.

Le Kisombe peut être comparé à un jeûne de trois jours, à la manière de certaines pratiques chrétiennes, pour donner un point de référence. Toutefois, cette comparaison s’arrête là, car le Kisombe est une expérience profondément différente, marquée par une connexion pleine et consciente avec l’invisible.

Nos méditations, qui s’étendent du lever au coucher du soleil, le régime alimentaire spécifique composé exclusivement de fruits et d’eau purifiée, voire d’une abstention totale de nourriture pour les pratiquants les plus expérimentés, et la méditation guidée par notre ntumwa Nswadi Kimbazi, qui constitue le point culminant de chaque journée de Kisombe, sont autant de pratiques qui élèvent notre taux vibratoire. Ces rituels nous ouvrent les portes d’une autre réalité, où il devient possible de guérir les maux de la vie dans ses multiples aspects.

La beauté de cette pratique réside dans le fait que tout commence dans l’invisible avant de se manifester dans le visible. Grâce à l’intervention des Mahasimbi, nous accédons à des dimensions qui nous transcendent, des réalités qui façonnent notre quotidien bien au-delà de notre compréhension immédiate.

Suivant le programme du Kisombe, j’ai pratiqué la takia, la t-ki, le mu-ntima, et bien que ces expériences étaient nouvelles pour moi, suscitant une certaine incertitude quant à la justesse de mes méditations, malgré tout les résultats étaient au rendez-vous. Ce voyage spirituel ne se limite pas à une simple pratique ascétique; il est une quête de sens, une exploration de l’invisible qui enrichit notre existence de manière incommensurable.

Lors de ma première méditation guidée avec Ntumwa dans le cercle de bougies noires, je n’ai pas ressenti grand-chose. Mon corps était raide, je suis resté debout tout du long sans voir la forêt des Makaba dont Ntumwa parlait ni les êtres magnifiques qu’il décrivait. J’étais un peu frustré et je me demandais même si j’étais arrivé là-haut.

Le deuxième jour, lors de la méditation guidée, j’ai été choisi pour ouvrir les portes. Au début de chaque méditation, Ntumwa prend quatre Mpangi pour ouvrir les portes d’accès aux dimensions supérieures avant de généraliser pour l’ensemble des Mpangi. J’ai ressenti plus de choses, plus de vibrations dans mes jambes, mais je ne voyais toujours rien.

Le troisième et dernier jour de Kisombe, Ntumwa nous a proposé d’inviter les personnes présentes chez nous à participer à la méditation. J’ai donc invité ma Mpangi à prendre part à la méditation. Nous sommes entrées dans le cercle de bougies noires et la méditation a commencé. Cette fois-ci, j’ai ressenti les énergies plus intensément que les deux premiers jours. Mon corps vibrait davantage, mon ressenti s’était amplifié.

À la fin de la méditation, lors de la séance Kabula pour partager l’expérience vécue par les Mpangi, j’ai été un peu déçue car ma Mpangi a tout vu : la forêt, les êtres magnifiques, l’arbre sacré. Pour ma part, je restais sur ma faim car je voulais aussi voir. Cependant, la transe n’est pas la même pour tout le monde. Certains voient, d’autres ressentent, certains pleurent et d’autres encore baillent.

Tout cela signifie que nous canalisons les énergies de différentes manières étant tous différents. De nombreux facteurs sont à prendre en compte car le Muntu (l’être Humain) est d’une grande complexité et le kimuntu offre les clés de la compréhension de cette complexité.

Cela souligne l’idée que nous orientons nos énergies de manières diverses, reflétant la variété de nos individualités. En effet, de nombreux facteurs doivent être considérés, car l’être humain est d’une complexité fascinante. Le concept de kimuntu nous offre des clés pour appréhender cette complexité avec plus de profondeur et de sens.

Suite à cette expérience de Kisombe, j’ai ressenti une transformation en moi, une sérénité nouvelle. J’ai poursuivi la pratique de certaines méditations, constatant leurs bienfaits persistants sur mon bien-être. Mon comportement face aux situations du quotidien a évolué ; je me suis découvert une tranquillité d’esprit, une paix. L’arrivée du mois de juin marquait le début d’un Kisombe dédié à Mahasimbi MBA-WU, un moment que j’attendais avec une grande impatience.

Mahasimbi MBA-WU est un processus de purification par le feu. Initier certaines méditations telles que le ki-lema ou la T-ki n’était pas facile pour moi, car cela nécessite une visualisation qui demande de l’entraînement et de la volonté. Parfois, je me demandais si j’avais réellement réussi la méditation ou non. Le Kisombe devait commencer le 24 juin 2022, mais ntumwa ouvre les portes bien avant, ce qui signifie que nous commençons à ressentir l’impact des énergies des guides avant même le début du Kisombe.

Pour le Kisombe, nous tenons un cahier dans lequel nous écrivons nos demandes et réalisons nos kabula que nous présentons aux guides. Ces derniers m’avaient demandé de regarder dans mon cœur, ce que je ne comprenais pas initialement. La veille du Kisombe, j’ai reçu une convocation au tribunal pour participer au procès concernant le meurtre de mon petit frère, ce qui a été un choc pour moi. J’avais complètement refoulé cette réalité, la procédure ayant duré trois ans et m’ayant plongé dans le déni. Cependant, un huissier de justice est venu me remettre la convocation, m’obligeant à affronter cette dure réalité.

Après son départ, j’ai ressenti une pression remonter le long de mon cou jusqu’à mon cerveau, ma nuque s’est raidie. Descendu chez moi, j’ai demandé de l’aide intérieurement car la situation était difficile à gérer. Une énergie m’a traversé, équilibrant les émotions et le stress qui menaçaient de m’envahir. Cette expérience m’a fait prendre conscience de la douleur refoulée en moi, une colère enfouie suite à la perte tragique de mon petit frère.

Les guides savaient que j’avais besoin de purifier ces énergies négatives qui me minaient et m’empêchaient de m’épanouir. Dans la tradition kimuntu, on apprend à faire face aux défis plutôt que de les fuir. Ce Kisombe m’a permis de réaliser que je n’avais pas fait mon deuil, que le temps semblait s’être arrêté depuis trois ans. J’ai eu du mal à exprimer mes émotions et à mettre des mots sur ce que je ressentais. Les guides, en me demandant de regarder à l’intérieur de moi, me préparaient à affronter une épreuve future, démontrant ainsi la force de l’accompagnement multidimensionnel kimuntu dans ma vie.

Pendant les vacances, j’ai pratiqué seul d’autres Kisombe MBA-WU, car ntumwa avait permis que les portes restent ouvertes. Grâce aux flammes rouges, oranges et jaunes, je me suis purifié et fortifié, en honorant Matondo Bundu dia Ngimbi, Mbenza et Mpudi.

J’ai pris conscience de l’ampleur du kisalu (travail sur soi) que je devais mener, une quête profonde et enrichissante, accompagné par des guides dévoués. C’est avec une détermination renouvelée que je poursuis ce travail sur moi-même, chaque jour. L’écriture, à travers ces Kabula, s’inscrit dans mon kisalu, agissant comme une thérapie, tout comme le Kabula lui-même. J’ai expérimenté le Kisombe de Mahasimbi MPI ainsi que le Kisombe de 12 jours en décembre, une période emplie de bonheur. Ces expériences m’ont révélé des aspects inconnus de moi-même et de ma famille, et m’ont surtout ouvert les portes de la guérison par les flammes. J’ai découvert l’existence de multiples dimensions dans l’invisible, me faisant prendre conscience que je n’en étais qu’aux prémices de mon voyage.

Chaque Kisombe vécu est une source d’inspiration si riche que je pourrais en écrire un livre. Toutefois, je choisis de me concentrer sur le présent, en adéquation avec mes expériences actuelles, car dans le kimuntu, nous sommes en constante évolution, et mes expériences passées enrichissent celles du présent.

Le Kisombe NTONTO de 2023 a marqué une nouvelle étape, différente de mes premières expériences. Aujourd’hui, je me sens plus à l’aise avec les méditations qui ponctuent les journées du Kisombe, et je constate que, à mesure que mes connaissances s’approfondissent, les méditations évoluent également. Chaque aspect est crucial : l’état d’esprit, le degré d’engagement, la volonté, la persévérance, le niveau d’éveil, les sceaux… tout a son importance, soulignant ainsi la valeur du Kabula.

Le Bumuntu nous enseigne l’unicité de chaque être et notre cheminement dans un processus d’évolution continue. Le terme « Kisombe » désigne la chenille en ki-kongo, symbolisant notre propre transformation. Comme la chenille se métamorphose en papillon, chaque Kisombe vécu au sein de l’école initiatique Kimuntu marque notre transmutation vers un être renouvelé, revitalisé, et évoluant en pleine conscience vers de nouveaux horizons.

Zola Mpangi, si vous me lisez, prenez un moment pour réfléchir à votre vie, à la signification de votre existence et aux choix à faire. Comment vivez-vous au quotidien? Êtes-vous pleinement conscient et maître de votre vie? Rencontrez-vous des difficultés pour lesquelles vous ne trouvez pas de solution? Êtes-vous conscient des obstacles qui vous empêchent d’avancer?

Personnellement, chaqu’un des Kisombe est arrivée à point nommé car je traversais des moments très difficiles sans même réaliser certains problèmes qui me tourmentaient. La tradition et l’ordre sacré Kongo offrent une solution à ceux qui se sentent attirés par l’énergie de la Flamme Noire MAMA WA NDOMBI, la force la plus puissante de notre tradition. J’ai eu la chance de découvrir cela et c’est pourquoi je pratique les Kabula, afin que vous puissiez également accéder à la vérité dans sa forme la plus pure. Le divin réside en vous, en moi, en chacun de nous. Le kimuntu est un chemin vers l’éveil et l’élévation collective. Si vous ressentez une connexion avec mes paroles, je vous encourage à vous rapprocher de l’école initiatique kimuntu pour mieux embrasser votre divinité intérieure. Pour ma part, j’ai toujours entendu une voix intérieure me guider, et c’est grâce à l’école initiatique kimuntu et aux enseignements de ntumwa Nswadi Kimbazi que j’ai compris la nature divine qui réside en moi.

Matondo, Zola,zola, zola


Voici le lien de cette école Magnifique

https://www.kimuntu.com

Note : 1 sur 5.

Une réponse à « « KISOMBE » Activation de L’État papillon »

  1. Avatar de Gaelle BELONY
    Gaelle BELONY

    Mboté, c’est maman Gaëlle,

    C’est un bonheur de lire ce kabula et les autres. Je me retrouve dans beaucoup des situations ce qui me permet de comprendre ce que je vis.

    Je suis souvent frustrée de ne pas visualiser ou ressentir les choses mais je continue car je sais que je ne suis pas seule et que ça ira.

    Là je m’apprête à aller au travail. Je suis dans le parking et je suis comme une enfant qui ne veut pas aller à l’école.

    Te lire m’a fait du bien et mon état a changé.

    Je vais entrer avec tout le zola. La journée sera magnifique dans le zola ainsi que toutes les autres en présence de mes guides et des consciences divines.

    Matondo.

    Aimé par 1 personne

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Une réponse à « « KISOMBE » Activation de L’État papillon »

  1. Avatar de Gaelle BELONY
    Gaelle BELONY

    Mboté, c’est maman Gaëlle,

    C’est un bonheur de lire ce kabula et les autres. Je me retrouve dans beaucoup des situations ce qui me permet de comprendre ce que je vis.

    Je suis souvent frustrée de ne pas visualiser ou ressentir les choses mais je continue car je sais que je ne suis pas seule et que ça ira.

    Là je m’apprête à aller au travail. Je suis dans le parking et je suis comme une enfant qui ne veut pas aller à l’école.

    Te lire m’a fait du bien et mon état a changé.

    Je vais entrer avec tout le zola. La journée sera magnifique dans le zola ainsi que toutes les autres en présence de mes guides et des consciences divines.

    Matondo.

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